Chloé d’Azémar
Je construis des territoires imaginaires où les femmes peuvent exister pleinement, loin des regards masculins. Je me sers du dessin faussement naïf sur papier kraft, du décoratif comme prétextes à raconter des histoires intimes, drôles, crues et puissantes. Mon travail est nourri par une pensée féministe post-MeToo, où la figure de la sorcière devient outil d’émancipation.
Je parle de désir, de corps, de sexualité sans détour, avec une esthétique douce, parfois sensuelle, qui contraste volontairement avec la radicalité des sujets abordés. Je détourne les codes religieux, les récits fondateurs et les contes pour y injecter ma propre mythologie féminine. J’efface les figures masculines pour laisser place à des femmes puissantes, actrices de leur désir. La misandrie y est humoristique, provocante, revendiquée comme espace de survie.