Mélusine Roux

ART
2025

Je veux peindre à l’os. Je veux peindre les marques de la vie dans le corps. Il s’agit de sentir le corps dans sa fragilité à travers des compositions frontales qui accentuent le sentiment de la lutte du vivant pour exister.

La tension entre des paradoxes comme la volute et la raideur, le simple et le sophistiqué, se répondent dans des rapports de forces qui évoquent le mouvement de la vie. Elle perdure dans la coexistence de choses opposées et contradictoires.

Les corps apparaissent puis disparaissent, à l’aide de moyens plastiques comme le grattage ou le ponçage de la surface. La dégradation du corps est traduite par une application disparate de la matière, comme différentes strates de la peau qui affleurent. Tout cela crée un grouillement, une vitalité. Cette agitation se concrétise essentiellement dans la récurrence de la volute, un plaisir de peinture en soi, et qui relève de formes expressives du baroque.