Science, arts, culture et patrimoine : nouveaux défis sociétaux

Conférences des Graduate Schools
CONFÉRENCE
Art – anthropocène, histoire et devenir
29JANV.26
14h-18h - Institut Diderot, 36 rue Chabot-Charny, Dijon

Ce séminaire propose une réflexion transdisciplinaire et ouverte, destinée aux étudiant·es et enseignant·es des Graduate Schools, et à toutes celles et ceux qui s’interrogent sur les futurs possibles des pratiques culturelles et patrimoniales.

Dans un contexte où les crises écologiques et les mutations numériques reconfigurent profondément les manières d’habiter, de transmettre et de faire culture, ce séminaire propose d’explorer les imaginaires contemporains de l’Anthropocène et leurs effets sur les mondes patrimoniaux et culturels.

1863-17-181 GoldenEagle © John James Audubon. « Golden Eagle ». Dessin original pour The Birds of America, planche CLXXXI. Aquarelle et techniques mixtes sur papier, 1833, 96 x 63 cm. 

Hélène Gaillard : 14-16h

« Repenser le naturalisme à l’ère de l’anthropocène : Audubon et l’écocritique »

Cette séance permettra de s’interroger sur l’œuvre de John James Audubon (1785-1851) et son héritage à l’époque contemporaine. Il s’agira de comprendre, dans un premier temps, l’importance de l’ouvrage Birds of America (1827-38) écrit et illustré par l’Américain, né français, pour comprendre pourquoi et comment sa contribution et son héritage sont réévaluées à l’ère contemporaine. Sera mis en regard de l’œuvre du naturaliste, le travail de Matthew Day Jackson (1974-) There Will Come Soft Rains qui explore la révision contemporaine de la production de l’artiste du XIXe siècle.  

Hélène Gaillard est Invitée par Carlos Castillo, Alain Chenevez, Pierre Ancet et Nanta Novello Paglianti, dans le cadre du Graduate Programme : 

Science, arts, culture et patrimoine : nouveaux défis sociétaux  

UBE, ENSAD Dijon, Laboratoire LIR3S 


Concert pour le Biocène au Grand Théâtre de Barcelone, le 15 mars 2020,  © Eugenio Ampudia

Philippe Cousinié : 16h-18h

« De l’Anthropocène au Biocène, pour un nouveau paradigme du vivant »

L’acte artistique d’Eugenio Ampudia de 2020 « Concert pour le Biocène » réalisé au Grand Théâtre de Barcelone était une formidable invitation faite à la nature. Le Biocène représente un nouveau paradigme pour les générations futures afin de sortir de l’Anthropocène. Il s’agit de passer de l’entropie à la syntropie c’est-à-dire à un vivant libre, créatif, robuste et résilient. Ma proposition s’appuie sur la connaissance et la compréhension de la vie sur terre. Elle part des impacts humains sur la planète pour développer des chemins de résilience et de créativité. Elle s’appuie sur une nouvelle pédagogie apte à enseigner le complexe, sur un engagement responsable des citoyens et sur une formation aux processus de transition. Basée sur des outils et des méthodes expérimentées sur le terrain, le Biocène se réfère à une éthique du vivant et à une nouvelle pensée proche de la nature et du « Buen vivir » des peuples des Andes. 

Philippe Cousinié est invité par Carlos Castillo, Alain Chenevez, Pierre Ancet et Nanta Novello Paglianti, dans le cadre du Graduate Programme : 

Science, arts, culture et patrimoine : nouveaux défis sociétaux  

UBE, ENSAD Dijon, Laboratoire LIR3S 

 

Image extraite de l’album Demain entre tes mains. Cyril Dion et Pierre Rabhi. 2017. Stéphane Kiehl / Costume 3 pièces.© Actes Sud junior.

 


Bio intervenant·es

Hélène Gaillard 

Historienne de l’art, spécialiste des peintres naturalistes américains du XIXe siècle

 

Philippe Cousinié 

Avec une mission nationale en agroécologie (France et DOM) et basé à Montpellier, Philippe Cousinié accompagne la transition agroécologique de l’enseignement agricole. Ingénieur agronome, Ingénieur des Ponts, Eaux et Forêts et expert transdisciplinaire pour la réduction et la suppression des pesticides, il a démarré sa carrière en Amérique Latine puis l’a poursuivi en Afrique francophone et lusophone comme expert de développement agricole tout en réalisant des missions dans les pays du Sud. Il a été tour à tour conseiller, chercheur (au CIRAD), formateur et animateur de réseaux en France. Son expérience s’appuie sur une forte polyvalence dans lesdisciplines et les thématiques de l’agriculture à l’alimentation, de l’économie aux sciences humaines et sociales, de la réduction des pesticides à la santé globale, de la pédagogie à la méthodologie de projet. Il contribue aux réflexions sur les problèmes complexes générés par l’Anthropocène (urgence climatique, pesticides, santé globale, alimentation durable…) afin de proposer des stratégies pour réenchanter le monde.

Si l’agroécologie en constitue une clé fondamentale, c’est la question de la transformation, des ruptures et des mutations qui interpelle et appelle des réponses urgentes et variées en intégrant à la fois les disciplines scientifiques, la culture, les arts et les dimensions humaines et sociales.

Apprendre à gérer la complexité et trouver du sens dans l’action constitue l’aboutissement d’une vie professionnelle au service d’une voie agroécologique et humaine. L’agroécologie permet de remettre le vivant au cœur (Heart) de la vie sur Terre (Earth) pour préserver la santé planétaire

(One Health) de la production agricole à la consommation alimentaire par l’action et l’éducation.


Informations pratiques

Séminaire ouvert à tous·tes.

Jeudi 29 Janvier 2026, de 14h à 18h.
Institut Diderot, 36 rue Chabot-Charny, Dijon.