Rendre visible l’invisible

Alain Chenevez, Carlos Castillo, Pierre Ancet , Martine Le Gac, Laurane Le Goff, Vincent Boudon.
JOURNÉES D'ÉTUDES
Art – anthropocène, histoire et devenir
1819
MARS26
ENSAD-École nationale supérieure d’art et design de Dijon
3 rue Michelet, BP 22566
21025 Dijon cedex

Dans le cadre des Graduate Schools consacrées aux imaginaires de l’anthropocène et aux nouveaux contextes du champ culturel (écologies, numérique, vieillissement), nous souhaitons prolonger les conférences par deux jours d’ateliers. Les étudiant·es seront accueilli·es à l’ENSAD Dijon par l’équipe et des médiateur·rices, pour travailler dans une logique d’expérimentation créative, avec un rythme clair : un jour et demi d’ateliers, et une demi-journée de restitution collective avec un livrable.

Debora Iglesias Rodriguez Emiliana Huxleyi. © Marcelo Leal

Le fil proposé est de rendre sensible la place du vivant dans nos mondes humains. Si cette place paraît ténue, c’est qu’elle est souvent invisibilisée, déniée, tenue à distance par nos pratiques et nos représentations anthropocentrées. L’idée est donc de procéder comme une redécouverte, en mêlant formes plastiques et mise en concepts, avec un appui sur des savoirs scientifiques sans enfermer l’imaginaire.

Par exemple, partir du monde microbien, mais aussi de l’ampleur des micro-organismes dans les écosystèmes, leur invisibilité, et leur présence intime dans les corps humains ouvrent une piste forte pour travailler l’étranger en soi, les interdépendances, et ce que l’anthropocène déplace dans nos manières d’habiter.

Nous proposons de penser l’immensité du vivant à l’échelle du minuscule, éprouver l’invisible, interroger les frontières du corps, questionner l’idée d’un « propre » et d’un « étranger », et rendre plus tangibles les relations d’interdépendance qui reconfigurent nos manières d’habiter, de gouverner et de raconter-.

Ces deux journées à l’ENSAD Dijon prolongent l’esprit des Graduate Schools : déplacer les cadres, mettre à l’épreuve les évidences, et travailler au point de contact entre savoirs, formes et expériences.

Le livrable attendu, présenté en restitution collective, pourra prendre des formes variées (proposition plastique, protocole, récit situé, dispositif de médiation, cartographie sensible, micro-enquête ou montage) dès lors qu’il rend visible et discutable une hypothèse sur la place du vivant, les interdépendances, et les formes.

Teresa Posyniak Breathe 1, pastel à la craie, aquarelle et encre sur papier, 56 x 76 cm.

Scyphosphaera apsteinii – Coccosphère combinée Syracolithus schilleri. (A) Image SEM de la coccosphère combinée entière ; (B) Contraste d’interférence Nomarski et (D) images microscopiques à polarisation croisée du même spécimen ; Images SEM de (E) S. apsteinii et (F) S. schilleri coccospheres collectées à la station HOTS d’Hawaï (échelle = 5 μm).

 


informations complémentaires

Inscription obligatoire : pour des raisons d’organisation et de capacité d’accueil à l’ENSAD, la participation se fait sur inscription, dans la limite des places disponibles, à l’adresse suivante :

communication@ensa-dijon.fr.

Calendrier (ENSAD Dijon) :
– Mercredi 18 mars 2026 : 9H30–12H30, lancement et démarrage de l’atelier ; 14h–17h, poursuite du travail en groupe.
– Jeudi 19 mars 2026 : 9H30–12H30, finalisation ; 14h–17h, restitution collective des ateliers et présentation des livrables.

Ces journées sont organisées en collaboration avec l’ENSAD Dijon, le Département de philosophie, le Département des études culturelles Denis Diderot et l’OCIM.